Les spécialités

La Franche-Comté est un pays de forêts, de sources, de rivières, de grottes et d’histoire. C’est pourquoi ses habitants en sont fiers et sont attachés aux traditions. Vous pourrez partager leur savoir-faire gastronomique tout en longeant les beaux sentiers sous bois.

Pays de fromages et de salaisons, la Franche-Comté vous invite à goûter ses spécialités. De nombreuses sortes de liqueurs sont également préparées, ce qui donne un côté fruité et sucré à la découverte de toutes ces saveurs.

Voici quelques spécialités plus typiques de Haute-Saône (liste non exhaustive!) :

Le Toté :

Toté (pâte briochée recouverte de saucisse fumée, oignons, Comté et Emmental

La saucisse riolaise

La cancoillotte :

C'est un petit fromage, semi-liquide à l'état de repos, à base de lait de vache, à pâte fondue (le metton) d'un poids moyen de 200 grammes.

Le nom, attesté depuis la fin du XIXe siècle, provient de la coille, dérivé franc-comtois du verbe cailler, et désigne donc le petit lait obtenu après extraction de la crème dans le lait, ce qui en fait un fromage pauvre en matières grasses (de l'ordre de 5%). Vendue en Franche-Comté sous forme de grumeaux, elle est fondue à feu doux dans un peu d'eau ou de lait avant d'ajouter du sel ou du beurre et parfois de l'ail. La bonne cancoillotte est fondue avec beaucoup de beurre.

Dans la Haute-Saône culinaire, Jean-Marie Garnier écrit que la cancoillotte serait apparue il y a plus de 2000 ans alors que la région s'appellait encore la Séquanie. Selon une autre version, elle serait née dans une ferme d'Oyrières en Haute-Saône au cours du 16ième siècle.

Devant l'absence de certitude, on en est réduit à supposer que la recette s'est formée progressivement pour ne pas avoir à jeter du lait trop rapidement caillé.

La cancoillotte se déguste toute l'année et peut se manger chaude ou froide. Elle est excellente chaude (fondante donc) sur des pommes de terre.

On la trouve en pot, nature, aromatisée au beurre, à l'ail ou au vin jaune, etc.

La cancoillotte nature et à l'ail ont chacune leurs partisans. Les variantes au vin, au cumin ou autres sont des créations commerciales plus récentes et assez décriées par les puristes

Le biscuit de Montbozon :

Le biscuit de Montbozon est une spécialité de pâtisserie du village haut-saônois de Montbozon.

D'après l'Inventaire du patrimoine culinaire de France, ce sont des «biscuits légèrement glacés de forme ovale et allongée (environ 8 cm de long) collés deux à deux. Poids d'environ 10 grammes. Couleur jaune paille. Peu sucré, parfum caractéristique de fleur d'oranger et fondant en bouche.»

La recette a été transmise par un pâtissier de Louis XVI, un certain Guichard, venu se réfugier à l'Hôtel de la Croix d'Or du village après l'exécution du roi. Avant de mourir, il révélè la recette à Mlle Prudhon, qui gère un commerce avec pâtisserie à côté de l'hôtel. La recette reste cachée jusqu'en 1857, date à laquelle elle est brevetée.

Le biscuit est fabriqué dans la ville par la biscuterie Lanternier.
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